Dissension majeure sur le registre universel des loyers au Québec
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Une douzaine de maires québécois ont soutenu la création d’un registre universel des loyers fin juin 2023, cependant, Catherine Fournier, la maire de Longueuil, a décidé de ne pas signer la lettre ouverte, invoquant un manque de données empiriques prouvant l’efficacité de la mesure.

Selon les maires signataires, le registre pourrait aider à contrôler l’inflation des loyers en permettant aux futurs locataires de connaître le loyer précédemment payé. L’organisme Vivre en Ville, financé par une subvention fédérale et Centraide du Grand Montréal, a mis en place un registre volontaire et suggère que des loyers plus bas encouragent la construction.

Cependant, ces affirmations sont contestées. Martin Messier, président de l’Association des propriétaires du Québec, affirme que limiter les augmentations de loyer dégraderait le parc immobilier et découragerait les investisseurs. Hans Brouillette, du Regroupement québécois des résidences pour aînés, craint une augmentation des fermetures de résidences pour aînés si les loyers restent bas.

Selon certains experts, comme Mario Polèse de l’INRS et Jean-Philippe Meloche de l’Université de Montréal, la création d’un registre n’aura pas d’impact significatif. Ils soutiennent que l’offre et la demande influenceront toujours les prix du logement. L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a proposé une solution alternative en suggérant un contrôle plus sévère du parc locatif existant et la construction de logements sociaux par le gouvernement.

 

Pour une analyse plus détaillée de cette question complexe, consultez l’article original ici

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