Kevin Ellyson – « Osez sortir de votre zone de confort! »
Des réussites qui pourraient être les vôtres

Investisseur immobilier depuis l’âge de 24 ans, Kévin Ellyson a créé sa compagnie de gestion d’immeubles en 2011. Diplômé du coaching Immofacile en 2016, ce père de famille aujourd’hui âgé de 38 ans est un véritable modèle de réussite. Pourtant, rien ne le destinait à devenir un immopreneur.

Des parents prudents

Issu de la classe moyenne, Kévin Ellyson a vu ses parents travailler « comme des forcenés » pour que lui-même et sa sœur ne manquent de rien. Ceux-ci voulaient que leurs enfants aient accès à leurs activités, mais surtout aux études. « Mes parents sont de fervents admirateurs de la stabilité d’emploi » explique-t-il avec humour. Leur devise dans la vie, c’est « No risque ».

Un plan de carrière tout tracé

Kévin Ellyson a suivi des études collégiales en technique du génie industriel, « ce qui m’a beaucoup appris », confie-t-il. Son but est alors de devenir vice-président opération dans une usine. Peu importe le secteur d’activité, pourvu qu’il n’ait peu ou pas de patron au-dessus de lui. Son plan de carrière était tout planifié : contremaître à 25 ans, directeur de production à 30 ans, pour espérer atteindre son objectif à 40 ans.

Douze ans d’usine

À 22 ans, il devient contremaître dans une usine de meuble à Louisville. Il dirige alors une soixantaine d’employés, dont cinquante-cinq femmes. Pas si facile à un si jeune âge. Mais Kévin Ellyson reconnaît que cette expérience lui a énormément appris. « À 22 ans, on n’écoute personne. Mais là, je n’ai pas eu le choix que d’écouter et de résoudre des problèmes. Ça a été extrêmement formateur, » admet-il.

À 28 ans, il devient directeur de production et gère cinquante employés, presque uniquement des hommes cette fois-ci. L’approche était alors différente de la précédente. « Il faut répliquer du tac au tac. Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds », se souvient-il.

Autant d’expériences qui lui serviront dans sa future carrière d’immopreneur, même s’il ne le sait pas encore.

Saisir les opportunités

La devise de ses parents, Kévin Ellyson ne l’a finalement pas vraiment suivie. C’est ainsi qu’il s’est vraiment démarqué du reste de sa famille. « J’ai osé, explique-t-il. J’ai osé prendre des risques. J’ai osé sortir de ma zone de confort, à plusieurs reprises. »

Aujourd’hui, il est propriétaire du Groupe Ellyson Inc. et copropriétaire de 3R-Coworking (espace de travail collaboratif) situé à Trois-Rivières.

Premiers pas dans l’immobilier en 2004

En 2003, disposant d’un peu de temps libre, il reprend ses études pour décrocher un baccalauréat en administration/cheminement logistique. Il suit les cours à temps partiel, tout en continuant à travailler. Dans le même temps, il fonde une famille et commence à investir dans l’immobilier en 2004. Il mettra finalement près de dix ans à obtenir son diplôme. « Oui, ça a été long, mais je suis extrêmement fier, car je n’ai jamais abandonné, » conclut-il sur cet épisode de sa vie.

Kévin achète donc son premier immeuble en 2004. Il a 24 ans, est contremaître et dispose d’un bon salaire. Vivant encore chez ses parents, il n’est pourtant pas du genre à économiser. Lors d’une discussion avec un ami, il se rend compte que l’immobilier est l’un des meilleurs véhicules d’investissement existant à ce moment-là. « À la bourse, ce n’est pas toi qui décides du rendement, tandis que l’immobilier, c’est du concret. C’est toi qui contrôles », explique Kévin. Il monte alors un projet avec son ami, dont le père doit se séparer d’immeubles lui appartenant. Malgré leur jeunesse, ils parviennent à atteindre leur but, non sans aide comme il l’explique. « On a rencontré les bonnes personnes dans les bonnes institutions. Des personnes qui ont cru en nous », se souvient-il.

Ses méthodes d’achat

Kévin Ellyson a utilisé plusieurs méthodes pour acheter ses immeubles : balance de prix de vente, équité et, à partir de 2015, par la création d’une compagnie. Selon Kévin, il est donc tout à fait possible d’acheter sans disposer d’argent.

L’immobilier, c’est plus de travail que je pensais, mais c’est aussi plus payant que je pensais.

Ce que Kévin et son ami avaient légèrement sous-estimé lors de ce premier achat, c’est le travail que représente l’investissement immobilier. Mais, une fois cette première surprise passée et la structure de leur activité établie, ils décident en 2006 d’investir dans un deuxième immeuble (6 logements). Une routine commence à s’installer, mais son ami doit quitter le Québec pour raisons professionnelles. Kévin tombe alors en charge de toute la partie gestion. Mais pas question pour autant d’arrêter de se développer. En 2007, les deux amis achètent donc un troisième immeuble (6 logements). Un « bon deal », comme le qualifie Kévin. S’ensuit un quatrième achat en 2009 (immeuble de 8 logements), également un bon deal, selon Kévin. L’immeuble semble alors avoir subi un incendie, et le propriétaire semble pressé de s’en séparer. Les négociations sont par conséquent rapides.

En 2010, Kévin est alors directeur de production, il travaille 60 heures par semaine. Son ami étant toujours aux États-Unis, c’est lui qui gère seul les immeubles (environ trente portes). Concilier famille, travail et gestion immobilière devient difficile pour lui. Il se met alors en recherche d’une compagnie de gestion immobilière pour l’épauler dans cette mission de gestion, et lui permettre de se développer. Mais la plupart des compagnies à Trois-Rivières n’acceptent de gérer que de gros parcs immobiliers ou veulent gérer intégralement le parc, ce que ne souhaite pas Kévin, qui n’est pas encore prêt à tout lâcher.

En 2011, il décide donc de fonder sa propre compagnie, Ellys immobilier inc. « Ce que je recherchais comme but, c’était très simple : je voulais vivre de l’immobilier, je ne voulais plus avoir de patron, mais je voulais aussi me coller sur le marché. Dans le fond, je voulais connaître les deals avant qu’ils soient sortis, » explique-t-il. Le seul moyen est alors de connaître les propriétaires, les immeubles, de savoir qui est propriétaire ou qui gère quel immeuble. À terme, il souhaitait devenir LA référence à Trois-Rivières. Et c’est ce qui s’est passé.

En 2013, il rencontre Richard Benoît, son futur troisième associé. Ce dernier dispose alors d’un parc de plus de cent portes. Une fois de plus, Kevin hérite de la partie « gestion » du partenariat. Les trois associés mettent en commun leurs immeubles et fondent Habec Immobilier Inc. Deux objectifs sont visés : atteindre un effectif de cinq employés à temps plein pour que les revenus locatifs deviennent des revenus employés puis racheter les parts de monsieur Benoît.

C’est en 2015 que démarre Habec Immobilier. Les associés décident d’offrir un service de gestion de copropriétés, ce qui n’existe pas à Trois-Rivières. Ils s’associent avec l’un des plus gros entrepreneurs de Trois-Rivières.

En 2017, l’activité commerciale est en berne à Trois-Rivières. Il faut donc trouver moyen de rentabiliser les locaux commerciaux. L’idée est encore de faire ce qui n’existe pas à Trois-Rivières : un espace de travail partagé. Ils louent alors des bureaux tout inclus pour travailleur autonome, start-up…, ce qui sera un franc succès.

Combler ses lacunes

En automne 2016, Kévin découvre le programme de coaching de Ghislain Larochelle. Ne disposant d’aucune formation liée à l’immobilier, il décide d’y aller. « Le but était de peaufiner mes faiblesses. Même si ça fait un certain nombre d’années qu’on est dans le domaine, on a toujours avantage à apprendre. Je savais que j’avais quelques lacunes dans certaines parties de l’immobilier. Le but était vraiment de m’améliorer », explique-t-il.

Créer son réseau de contacts

L’autre objectif du coaching est de se créer un réseau de contacts. « On ne connaît jamais assez de monde, que ce soit dans l’immobilier ou dans n’importe quel autre domaine, » déclare-t-il. Le but est alors de rencontrer des passionnés d’immobilier et éventuellement des gens avec qui investir dans l’avenir. « M’inscrire à cette formation a été l’une des meilleures décisions de ma vie », conclut Kévin, avant d’ajouter « J’avais déjà douze ans d’expérience, mais ça m’a énormément appris. »

En avril 2018, Kévin Ellyson est diplômé de l’école d’Entrepreneurship de Beauce. « Ça a carrément changé ma vie » déclare-t-il, avant d’expliquer pourquoi : « C’est une formation qui m’a développé en tant qu’entrepreneur, en tant que patron, en tant qu’humain en général. »

Ses conseils

  1. Arrêtez d’avoir peur (sortez de votre zone de confort, osez demander).
  2. Soyez créatif (dans votre financement, dans l’optimisation de vos revenus, pour garder vos locataires).
  3. Soyez exigeant (envers vos employés, vos collaborateurs, vos locataires).
  4. Gérez vos immeubles comme une entreprise.