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Comment éviter d’être aux prises avec de mauvais locataires
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La signature d’un bail scelle une entente qui, pour le meilleur et pour le pire, s’échelonnera sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Pour éviter de se retrouver aux prises avec de mauvais locataires, assurez-vous dès le début de faire affaire avec des gens dignes de confiance.

Mieux vaut prévenir que guérir

Le qualificatif de « mauvais locataire » peut supposer bon nombre de situations. Par exemple, un occupant pourrait déranger ses voisins en faisant beaucoup de bruit. Un autre pourrait abimer le logement, ce qui occasionnerait des frais de réparation au propriétaire.

Mais souvent, le mauvais locataire est celui qui ne paye pas son loyer, ou qui le paye en retard. Selon un sondage de la CORPIQ (Corporation des Propriétaires Immobiliers du Québec), 59 % des propriétaires ont dû composer, au cours de la dernière année, avec au moins un locataire dont le loyer était en retard de plus de trois semaines.

Voici donc quelques stratégies afin de prévenir ce genre de situation.

Fixez des critères

Attention : toute forme de discrimination est interdite aux yeux de la loi. Vous ne devez pas (et ne pouvez pas) refuser un locataire pour des motifs relatifs à son sexe, sa race, sa religion, ou encore s’il présente un handicap ou s’il s’agit d’une famille avec de jeunes enfants.

De plus, refuser de signer un bail parce qu’un locataire est sans emploi viole les droits du locataire, puisqu’il est protégé par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. L’aspect de la solvabilité doit plutôt être envisagé selon la capacité ou la non-capacité à payer du locataire. Aussi, vous pouvez considérer ces critères :

  • Historique de crédit
  • Passé judiciaire
  • Références d’anciens propriétaires
  • Passé d’éviction (en tel cas, mieux vaut être prudent.)
  • Permettez-vous les animaux ?
  • Est-il permis de fumer ?

Menez une enquête

Mieux vaut perdre quelques mois de loyer pour trouver un bon locataire plutôt que de louer votre logement rapidement à un mauvais candidat. Pour augmenter ses chances de choisir un bon candidat, l’enquête de prélocation est une méthode efficace afin de vérifier si un aspirant locataire sera apte à occuper un logement.

Ce processus permet de vérifier la plupart des éléments listés ci-haut. Plusieurs associations de propriétaires offrent ce genre de service. Par exemple, l’APQ (Association des Propriétaires du Québec) permet à ses membres d’obtenir le dossier de crédit d’aspirants locataires. Ce service peut également fournir plusieurs vérifications quant aux références locatives, aux dossiers judiciaires et à l’emploi.

Notez qu’il est toutefois obligatoire d’obtenir le consentement écrit des principaux concernés avant de pouvoir procéder à une telle démarche.
Entretenez vos logements

Ce conseil peut paraitre anodin, mais pensez-y : un appartement en bonne condition trouvera facilement preneur, et il vous sera plus facile de demander un prix élevé. De plus, les locataires chercheront probablement à y demeurer plus longtemps. Si votre appartement se démarque du lot, fort est à parier que vos locataires payeront à temps afin de ne pas perdre le privilège d’y demeurer.

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