La petite maison dans les arbres
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Une mode qui devient de plus en plus populaire en Europe est la maison dans les arbres. Je vous en parle aujourd’hui, car on en verra arriver au Québec sous peu, j’en suis certain. Peut-être un de mes lecteurs sera-t-il le premier?

Maison dans les arbres: nostalgie ou progrès?

Nous ne savons pas exactement comment vivaient nos ancêtres. Mais il est à peu près sûr que, dans la nuit des temps, les hommes avaient pour l’essentiel deux possibilités lorsqu’il s’agissait de dormir : se réfugier dans une caverne ou dans un arbre. Ces deux possibilités nous font aujourd’hui encore rêver : une grotte chaude et intime, devant laquelle un feu crépite. Ou un arbre et ses larges branches sur lesquels s’endormir en regardant les étoiles et s’éveiller avec le chant des oiseaux et les premiers rayons du soleil. Tout le monde aime grimper aux arbres, s’agripper de branche en branche comme des singes et construire des cabanes haut perchées.

La forêt a été victime de ce que l’on appelle le progrès. Elle n’était plus un lieu de vie, mais une ressource à abattre pour obtenir du bois de chauffage et de construction, et faire de la place pour les champs. Longtemps, architectes et urbanistes ont déconsidéré la forêt. Les arbres étaient un obstacle lorsqu’il s’agissait de construire. La forêt était tout au plus acceptée comme une réserve de planches et, le moment venu, devait céder la place à la ville moderne. Mais le progrès ne cessant de refouler la forêt, l’homme a fini par avoir la nostalgie de la vie parmi les arbres.

Un choix écologique

Les cabanes et autres maisons perchées ont un point en commun : elles laissent la nature telle qu’elle est. Il n’y a ni de cour en pavé uni, ni d’asphalte, ni de terrain nivelé. Il y a maintenant des constructeurs qui se spécialisent en Europe dans la construction de maisons perchées. Au cœur de Berlin, sur la Moritzplatz, un groupe d’architectes a envisagé de planter une forêt, chaque arbre étant destiné à accueillir ensuite une habitation. La ville deviendrait ainsi un espace naturel aéré. Au sol, on aurait de la place pour jouer, se détendre et les jardins seraient non pas derrière, mais sous les maisons. Je me demande qui va attendre que les arbres poussent avant d’acheter une telle maison.

Tous ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se construire une telle cabane perchée ont la possibilité d’en louer une pour une nuit. Il y a plusieurs de ces hôtels en France, en Allemagne, en Inde et même en Suède. Voici donc quelques exemples en vidéo de ces cabanes perchées dans les arbres :


Qui sera le premier au Québec à offrir ce service? Jusqu’à présent, je connais seulement une cabane dans la vallée de la Jacques-Cartier et elle est seulement à quelques pieds du sol. Si vous souhaitez vous en construire pour vous ou vos enfants, on peut retrouver d’excellents sites qui fournissent beaucoup de détails sur la construction d’une telle cabane dans un arbre. En attendant, cela vous a-t-il fait considérer l’achat d’un chalet pour vous rapprocher de la nature?

Ghislain Larochelle



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